28-29 Mai 2015
St-Martin du Fouilloux (49)
Aux portes d'Angers

Préserver les vertus du sol avec le semis direct sous couvert végétal

Semer une plante sur une autre plante, inconcevable pour certains. Le stand 4.30, dévoile les avantages du semis direct sous couvert végétal. De quoi convaincre les plus réticents.

Il y a les pro-labours. Et il y a les autres. « Nous avons voulu montrer jusqu’où on pouvait aller en matière de non-labour, indique Laurent Varvoux, du service agronomie de Terrena. Les techniques sont variées. Sur une même parcelle, nous avons utilisé plusieurs d’entre elles afin que les visiteurs puissent constater par eux-mêmes les résultats. » Sur 400m2, les unes à la suite des autres, les spectateurs comparent les différentes solutions de couverture du sol en non-labour. Semis direct du maïs dans un couvert végétal, semis d’un couvert végétal (légumineuse) dans le maïs en végétation, semis direct du maïs dans un couvert de trèfle ou encore maïs semés dans un strip-till végétal sont présentées.

Démonstration grandeur nature
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« Hier on disait qu’il fallait semer sur une parcelle propre. Ici, nous démontrons que l’on peut semer directement dans la végétation » poursuit Laurent Varvoux. C’est justement l’objet du temps fort sur le machinisme au service de l’Agriculture Ecologiquement Intensive. Devant la foule massée dans la tribune, Frédéric Thomas, spécialiste de l’agriculture de conservation commente le passage du tracteur sur une parcelle de démonstration. « Le passage du rouleau situé à l’avant de la machine permet de détruire le couvert. Cela va nous permettre de conserver un tapis protecteur sur le sol et de limiter l’évaporation. Le semoir, installé à l’arrière, va ensuite pouvoir déposer la graine dans un environnement favorable. »

« Investir dans le temps »
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Préservation des sols, réduction des intrants, amélioration des performances, les bénéfices de cette technique sont nombreux et répondent aux enjeux de l’AEI. « Le travail de l’agriculteur a aussi son importance, ajoute Laurent Varvoux. Il faut aller dans la parcelle, voir comment son sol fonctionne. C’est l’occasion de parler agronomie. » Et si le coût de semis direct sous couvert végétal, lié notamment au matériel, peut freiner, les économies à long terme « dépassent largement l’investissement » affirme Frédéric Thomas. L’un de ses interlocuteurs l’a d’ailleurs bien compris. « Il faut savoir investir dans le temps. »

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